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PBSC Solutions Urbaines : projet pilote de vélo-partage rassembleur au Saguenay

Le projet-pilote du Cadus roule bien. Partir de l’hôtel de ville de Saguenay à vélo, se rendre à ses cours à l’université. Pédaler encore pour aller faire quelques commissions à Place du Royaume. Laisser l’engin sur place pour revenir à la maison à pied, en autobus ou en voiture. Voilà ce à quoi les citoyens de Chicoutimi ont droit depuis le mois de mai dernier, grâce au projet pilote de vélo-partage du Cadus offrant sept vélos, dont quatre à assistance électrique. Le projet est organisé en collaboration avec la Société de transport du Saguenay et connaît déjà un certain succès. Le Quotidien a pu l’essayer la semaine dernière.

Le projet pilote Vélo-partage a été lancé le 17 mai dernier. À l’image des vélos libre-service Bixi, à Montréal, les sept engins disponibles à Chicoutimi permettent à l’usager de se balader dans l’arrondissement ou de se rendre simplement du point A au point B. Trois bornes ont été installées, soit à l’hôtel de ville de la rue Racine, à l’Université du Québec à Chicoutimi et à Place du Royaume, à l’entrée du Sports Experts.

La journaliste du Quotidien a effectué une petite balade, après s’être procuré une carte d’accès. Le seul bémol au projet réside d’ailleurs dans l’accès à la carte, qui permet d’utiliser le vélo. En effet, vous ne pouvez pas utiliser un vélo sur « un coup de tête », avec votre carte de crédit. Il est nécessaire de s’inscrire en tant qu’usager au préalable, en se rendant directement au bureau du Cadus, situé sur la rue Bersimis, dans le parc industriel de Chicoutimi. Une carte peut également être empruntée pour un usage unique, cette fois-ci en se rendant à l’UQAC. Donc, si vous passez devant une borne et qu’une envie de faire du vélo vous prend, il n’est pas possible de le faire sans carte d’usager. Et les bureaux du Cadus ne sont ouverts qu’en semaine, de 8 h 30 à 16 h du lundi au jeudi et jusqu’à midi le vendredi.

« C’est vrai que c’est un peu compliqué pour l’instant, car nous avions certaines contraintes étant donné que c’est un projet pilote. Éventuellement, les usagers vont pouvoir utiliser leur carte de crédit directement aux bornes ou même s’inscrire sur le web », explique la chargée de projet au Cadus, Catherine Delisle. Une fois que l’usager est inscrit, il peut utiliser les vélos comme bon lui semble, jusqu’au 18 septembre prochain. Précisons que le service est entièrement gratuit.

Jusqu’à maintenant, 140 personnes se sont inscrites au service et ont en main leur carte d’accès. Une centaine d’autres personnes ont effectué un emprunt unique à l’UQAC.

« Nous demandons aux gens de ne pas laisser les vélos à la maison, bien entendu. Mais ils peuvent les prendre pour une balade, ou simplement se rendre quelque part. D’une borne à une autre, nous demandons aux utilisateurs de ne pas trop dépasser une heure pour un trajet, mais ce n’est pas tragique si c’est le cas. De plus, vous pouvez partir du centre commercial et descendre dans le centre-ville et laisser le vélo à la borne de l’hôtel de ville. Nul besoin de ramener le vélo à la borne initiale », ajoute Catherine Delisle.

La journaliste du Quotidien a pu essayer les vélos, vendredi. Les engins, fabriqués par Devinci, fonctionnent à merveille. Sur les sept bicyclettes disponibles, quatre sont à assistance électrique, ce qui facilite grandement le déplacement, surtout dans les côtes.

« Nous voulions vraiment avoir des vélos à assistance électrique, en raison de la topographie de Chicoutimi. Pour se rendre à Place du Royaume à partir de la Racine, notamment ! », souligne Catherine Delisle. En effet, n’importe qui peut se rendre du point A au point B avec les vélos à assistance électrique. Bien qu’il soit nécessaire de donner des coups de pédales pour que le système électrique fonctionne, nul besoin d’être un athlète pour utiliser les vélos-partage.

Catherine Delisle est ravie de voir l’engouement que connaît le projet jusqu’à maintenant. « La clientèle est très variée, c’est intéressant. Des jeunes utilisateurs, mais aussi des retraités. Éventuellement, nous voulons étendre le projet et ajouter des vélos », a précisé Catherine Delisle.

Soulignons qu’un petit support a été installé à l’avant du vélo, ce qui permet de trimballer un sac et quelques achats. Et les bicyclettes respectent la nouvelle loi, puisque des réflecteurs ont été installés.

Et n’oubliez pas d’amener votre casque !

EN BREF

• Deux catégories de vélos sont offertes: Iconic et Boost (à assistance électrique). L’assistance électrique du vélo BOOST permet d’atteindre une vitesse allant jusqu’à 25 km/heure.

• Les vélos peuvent supporter une charge maximale de 120 kilos (265 livres) 

• L’usager doit avoir 18 ans et plus

• Si le vélo est emprunté pour une durée excédant 24 heures consécutives, il est alors présumé volé et une pénalité allant jusqu’à 3236$ pourrait être facturée à l’usager

• Les vélos sont fournis par PBSC Solutions urbaines de Montréal, mais sont fabriqués par Devinci, à Chicoutimi. L’entretien et les réparations sont également effectués à l’usine chicoutimienne de Devinci 

• Pour s’inscrire, rendez vous au 1330 rue Bersimis en semaine ou téléphonez au 418 546-2238 pour plus d’information. 

Source : Le Quotidien

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