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Le gouvernement piraté… à sa propre demande. Le gouvernement du Québec va débourser un peu plus d’un million $ au cours des trois prochaines années pour subir des cyberattaques. De la part, évidemment, de pirates bien inoffensifs!

Rassemblant une dizaine de spécialistes de haut niveau, Vumetric aide les organisations privées et publiques à protéger leurs actifs contre les menaces et les risques liés à l’utilisation des technologies de l’information. 

Comment? En se mettant dans la peau des pirates informatiques et en exécutant des tests d’intrusion pour accéder à de l’information sensible. 

L’entreprise vient donc de remporter un important contrat de trois ans d’une valeur estimée à plus d’un million $ avec le gouvernement du Québec. 

Selon Patrick Chevalier, il s’agirait d’un des plus importants contrats de tests d’intrusion accordés à ce jour au Canada.

Du coup, Vumetric devient le fournisseur exclusif de services de tests d’intrusion, d’audits de sécurité et d’analyses de vulnérabilité des infrastructures technologiques et des applications hébergées par le Centre des services partagés du Québec. Le CSPQ, précisons-le, est une entité gouvernementale qui fournit aux ministères et aux organismes des biens et des services en matière de ressources humaines, financières, matérielles et informationnelles.

«Comme toutes les organisations, le gouvernement du Québec est la cible de différents types d’attaques. Ça va de l’espionnage jusqu’aux tentatives de vols d’informations que l’État détient sur les citoyens», signale M. Chevalier.

Entreprise indépendante

Des tests d’intrusion, Vumetric en réalise depuis que Patrick Chevalier et Alexandre Côté ont fondé l’entreprise en 2007.

En 2014, la compagnie ajoutait une corde à son arc. Constatant que ses clients ne détenaient pas toujours l’expertise à l’interne pour gérer toutes les opérations visant à se prémunir contre les actions malfaisantes des pirates informatiques, Vumetric a décidé d’offrir ce service.

«Notre force, c’est notre indépendance. Nous ne sommes pas des revendeurs de solutions logicielles. Ça rassure le client», précise M. Chevalier.

Depuis quelques années, Vumetric nage en pleine croissance. Son chiffre d’affaires progresse d’environ 35 % annuellement.

Ses clients, elle les recrute principalement dans le secteur privé. Une percée significative a été réalisée, ces dernières années, dans l’industrie des assurances et des services financiers.

À l’heure actuelle, Vumetric réalise le quart de ses affaires à l’extérieur de la Belle Province. «En 2018, nous voulons faire passer ce pourcentage à 50 %», indique Patrick Chevalier en soulignant que Vumetric ne visait pas à devenir un second CGI.

Dans les prochaines semaines, le Fonds de solidarité FTQ devrait apporter un peu d’eau au moulin de Vumetric pour épauler cette dernière dans son ascension.

Évidemment, l’entreprise est à la recherche de jeunes cerveaux brillants.

Un poste de directeur du développement des affaires est à pourvoir. Idem pour des emplois de spécialiste en cybersécurité.

«Je dois vous avouer que nous sommes chanceux. Nous ne manquons pas de candidats. Ça cogne même à notre porte», se réjouit Patrick Chevalier.

«Dans le grand spectre de la sécurité informatique, le domaine des tests d’intrusion suscite manifestement l’intérêt des jeunes diplômés. Nous cherchons des gens qui ont de bonnes aptitudes en écriture et en vulgarisation. Disons qu’il y a plus d’appelés que d’élus dans le marché actuellement.»

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EN CHIFFRES

98 % des applications Web sont vulnérables aux cyberattaques

90 % des grandes sociétés ont déjà rapporté une cyberattaque

144 % d’augmentation des cyberattaques réussies

445 milliards $ Les coûts annuels associés aux cyberattaques

Source : Vumetric à partir des rapports Trustwave’s Global Security Report, BIS Information Security Breaches Survey, CYREN’s Cyberthreat Yearbook Report et McAfee’s CSIS report.

Source : Le Soleil

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